SANTÉ À VOIX HAUTE N°95 - MAI 2026
Finies les PASS et les PACES (première année commune aux études de santé), dorénavant on ne parle plus que de licences d’accès aux études de santé. Les ministères de la santé et de l’enseignement supérieur viennent en effet d’annoncer une nouvelle réforme des études de santé qui doit rentrer en vigueur à la rentrée 2027. La double filière de recrutement en vigueur depuis quelques années est abandonnée au profit d’un passage obligé par ces nouvelles licences.
S'inscrire d'abord dans une licence d’accès aux études santé
Quand ils se connecteront sur Parcoursup en 2027, les étudiants intéressés par les filières Médecine, Maïeutique, Odontologie, Pharmacie, et Kinésithérapie (MMOPK) devront s’inscrire au préalable dans une Licence d’accès aux études de santé, nouvelle porte d’entrée des études de santé.
Les étudiants en première (L1) ou deuxième année (L2) de licence pourront ensuite se présenter à un examen classant, avec deux tentatives l’une en fin de L1, l’autre à la fin de L2.
Une passerelle élargie pour les titulaires d’une licence complète est également prévue afin de favoriser les vocations tardives.
Rien de changé au niveau de la sélection, qui reposera toujours sur un numerus apertus, c’est-à-dire un nombre de places ajusté localement par les universités et les agences régionales de santé.
Trois blocs de connaissance
Le nouveau parcours est structuré en trois blocs de connaissance, consacrés à la santé (50 % des cours, 24-30 ECTS), aux enseignements disciplinaires correspondant à l’intitulé de la licence universitaire choisie par l’étudiant (24-30 ECTS), et aux enseignements complémentaires comme les langues ou la méthodologie (6-12 ECTS), modèle qui se rapproche de la LAS (licence d’accès santé) actuelle.
L’intégralité des matières des trois blocs de connaissance sera prise en compte pour le classement final des étudiants. Les épreuves orales sont encouragées, à l’initiative de chaque université, affirme le communiqué ministériel.
Les étudiants non admis pourront poursuivre leur cursus
Les étudiants qui échouent à ces examens classants pourront continuer leur cursus dans les différentes licences de santé qu’ils ont choisi. Ils pourront valider leur licence et poursuivre en master sans changer de voie.
Certaines Université ont anticipé la réforme
Les universités de Versailles, Paris-Est, Créteil, Lille ou Reims proposent déjà des « Licence Sciences santé ». L'objectif est de « permettre aux étudiants d’avoir un parcours bien identifié vers les études de santé en leur offrant, s’ils n’intègrent pas MMOP, une licence solide et cohérente avec leur souhait initial de faire de la santé », affirme la doyenne de la Faculté de Versailles à WUD. La bascule vers la nouvelle réforme va donc se faire tout naturellement pour les pionniers.
En revanche, les autres Universités vont avoir plus de difficultés, puisque le contenu de ces licences doit être connu dès la fin de l'année 2026, pour l'inscription et la sélection dans Parcours sup.
François Tuffreau, publié le 11 mai 2026