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À partir du 2 novembre prochain, 3 700 internes de médecine générale (IMG) vont intégrer une quatrième année d’études, pour une phase dite de consolidation, avec notamment l'objectif d’attirer les jeunes médecins vers les zones moins bien dotées. Mais les hôpitaux font également partie des choix des internes.
Parmi les 100 000 médecins spécialistes en médecine générale en 2025, seulement la moitié exerce en cabinet libéral. Les autres sont installés en centre de santé, exercent comme remplaçants, ou dans un autre secteur d'activité. Mais il n'existe aucun état des lieux précis de la répartition des différents secteurs d'activité des généralistes.
Et pourtant cette analyse serait précieuse tant le paysage de la médecine générale s’est transformé au cours des trois dernières décennies. Aux cabinets de groupe traditionnels, s'ajoutent dorénavant les Maisons de santé pluri professionnelles, les Centres de santé associatifs ou dépendant de cliniques privées, les groupes indépendants de médecine générale, les Centres de soins non programmés, les plateformes de Téléconsultation ... Sans parler des Innovations organisationnelles qui se multiplient, autant de formes d'organisation susceptibles d’attirer les soignants qui souhaitent exercer autrement. Des évolutions qui marquent aussi la fin du "modèle sacrificiel".
Finies les PASS et les PACES (première année commune aux études de santé), dorénavant on ne parle plus que de licences d’accès aux études de santé. Les ministères de la santé et de l’enseignement supérieur viennent en effet d’annoncer une nouvelle réforme de l'accès aux études de santé qui doit rentrer en vigueur à la rentrée 2027. La double filière de recrutement en vigueur depuis quelques années est abandonnée au profit d’un passage obligé par ces nouvelles licences. Mais certaines Université ont anticipé la réforme.
Le 18 novembre dernier, onze anciens ministres de la santé d’horizons politiques différents ont signé une tribune commune dans le quotidien Le Monde, affirmant d’une seule voix « Le démembrement des ARS voulu par Sébastien Lecornu va à rebours de ce que l’on doit construire aujourd’hui » ! Une manière de dénoncer le risque de démantèlement des Agences régionales qui assurent la mise en œuvre des politiques de santé au plan régional, et la perspective honnie d’une ARS sous tutelle des Préfets, et donc du ministère de l’Intérieur. Malgré cette forte opposition, le sujet revient de nouveau à l’actualité avec la proposition de loi sénatoriale de Mme Pauline Martin et M. Mathieu Darnaud, sénateurs Les Républicains (LR).
Les cabinets pluriprofessionnels Ipso santé ont expérimenté, pendant cinq ans, le passage d’une rémunération à l’acte vers une rémunération forfaitaire proche d’un mécanisme de capitation, les médecins étant rémunérés indépendamment du nombre de contacts avec les patients. « Les patients, comme l’ensemble des soignants, expriment une « grande satisfaction, soulignant en particulier, la simplification des prises en charge, le temps accru consacré à la prévention et le temps médical gagné », peut-on lire dans les documents d’évaluation publiés en juin 2025. L’expérimentation va se poursuivre incluant de nouveaux cabinets médicaux.
Depuis maintenant dix ans, les salariés du secteur privé bénéficient d’une participation de leur employeur qui finance au moins la moitié de leur cotisation à une complémentaire santé. Les salariés n’ont plus à leur charge que 30 ou 40 € par mois, alors que les retraités ont vu, pendant ce temps, leur cotisation grimper jusqu’à 130 à 150 € par mois. Depuis le 26 février, une pétition est en ligne sur un site de l’Assemblée nationale pour la création d’une « Mutuelle complémentaire gérée par la Sécurité Sociale », que l'on appelle parfois la Grande Sécu.
Lors des dernières élections municipales, les questions de santé sont souvent apparues au premier plan, notamment dans les départements qui manquent de médecins, comme la Vendée par exemple. Le Dr Romain Bossis, exerçant comme généraliste en MSP, a été élu maire de la Roche-sur-Yon, préfecture de la Vendée. Il fait partie de ceux qui se sont battus depuis plusieurs années pour que le département de Vendée accueille une première année des études de médecine. C'est maintenant une réalité : Nantes Université, qui a un campus à La Roche-sur-Yon, ouvre une première année de santé en Vendée sur son campus, en septembre prochain. Le moyen le plus efficace pour faciliter l'implantation future de jeunes médecins dans ce département.
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